Angélique Jung

Sculptrice/plasticienne

Angélique Jung travaille le calcaire depuis vingt ans. Elle a expérimenté tous types de pierres tendres et dures. Désormais elle sculpte des pierres locales, soit la pierre de Jaumont et la pierre de Savonnières.

Toutes les sculptures sont taillées exclusivement à la main. En cette époque où la machine remplace progressivement les hommes dans toutes leurs activités, il lui était essentiel de préserver un savoir-faire manuel, malgré le souci de rentabilité et de vitesse si cher au 21ième siècle.

Les « P’tites Bonnes Femmes » sont nées d’un besoin de montrer la condition féminine dans le regard d’ une femme. L’histoire de l’art regorge de représentation de femmes idéalisées dont le corps magnifique est la quintessence de la Beauté, de la séduction et sa formation en sculpture classique ne démentait pas cette évidence. Cependant, selon son point de vue de femme, nous sommes bien plus qu’un objet du désir, nous sommes des sujets, ce qui suppose que nous ayons une histoire, une vie à raconter.

C’est ainsi que dans la pierre apparaissent des femmes poilues, des femmes avec le coeur sur la main, des femmes puzzles, des femmes qui se recousent….etc.

Loin des stéréotypes du diktat de la beauté elles offrent une alternative au carcan auquel toutes les femmes sont sommées de se conformer « Sois belle, mince, jeune et sans cervelle! ».

Tantôt vieille ou jeune, tantôt gaie ou triste, elles ne sont que le témoin d’un univers singulier où la différence n’est plus un symptôme d’exclusion mais bel et bien une diversité qui rend le monde plus supportable et plus beau, tout ceci en couleur et avec humour.

Pour rendre la pierre plus vivante, elle la peint avec des pigments naturels provenant de la dernière pigmenterie de France. Ce n’est pas une technique qu’elle a  inventée puisque  au moyen-âge, l’intérieur des églises était peint, les chapiteaux et les colonnes aussi. »

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